dimanche 1 mai 2011

Idéologie, Organisation & Projet

Charte : Éthique[1] , Solidarité[2] , Équité[3]

 

[1] Notre action vise  un idéal de conduite et de société avec un engagement politique dénué de tout intérêt personnel.
[2] Émile Durkheim utilise la notion de solidarité sociale.  Celle-ci renvoie au lien moral qui unit les individus d'un même groupe, et qui forme le ciment de la cohésion sociale. Pour qu'une société existe, il faut que ses membres éprouvent de la solidarité les uns envers les autres.
[3] Le citoyen est au cœur des problématiques de développement durable.
L'équité sociale, c'est offrir des conditions de vie justes et équitables pour tous les hommes et femmes, afin qu'ils puissent accéder à leurs besoins fondamentaux: manger, boire, avoir un logement, se soigner, travailler, aller à l'école…
Le développement durable a pour finalité le bien-être de tous les citoyens Tunisiens. L'équité sociale est l'enjeu fondamental du développement durable.
Le développement humain va s'attacher aux capacités et possibilités individuelles d'épanouissement : la notion de bien-être est considérée bien au-delà du confort matériel et financier, elle est évaluée en terme de qualité de vie.
L'équité sociale repose sur les principes fondamentaux des droits de l'homme et des libertés individuelles.

Fondements idéologiques du Congrès Démocrate Social 

Le Tournant historique qu’a entamé le Peuple Tunisien depuis la Révolution du 14 janvier 2011, n’est pas achevé ; ainsi, le « Congrès Démocrate Social » se doit de participer à l’effort national dans la construction de la Tunisie nouvelle en adoptant les préceptes de la  mouvance «Réformiste».

Cela dit, bâtir une Tunisie nouvelle, signifie-il une rupture totale avec notre passé ?
John George Lambton disait : « Un peuple sans histoire est un peuple sans avenir. »

En effet, le « Congrès Démocrate Social » s’inscrit dans la tradition réformiste Tunisienne, amorcée depuis le 19ème siècle :

1861 :   Promulgation de la Constitution
1867 :   Publication de l’Essai sur les réformes nécessaires aux états musulmans de Kheïreddine.
1888 :   Création du premier journal tunisien réformiste en langue arabe, El Hadhira
1896 :   Création de la Khaldounia
1907 :   Création du journal Le Tunisien, organe des «Jeunes Tunisiens»
1919 :   Création du Parti tunisien
1920 :   Publication de La Tunisie martyre et transformation du Parti tunisien en Parti libéral constitutionnel
1934 :   Scission du Destour et création du Néo-Destour dirigé par Habib Bourguiba
1956 :   Indépendance de la Tunisie
1957 :   Proclamation de la 1ère République Tunisienne
2011 :   Révolution Tunisienne & Proclamation de la 2ème République

Le Cheikh et poète Mahmoud Kabadou peut être considéré comme l’un des premiers penseurs tunisiens du réformisme : proche d’Ahmed Bey, il écrivit en 1844 un essai théorisant les réformes engagées par le Bey. Pédagogue, professeur à l’École polytechnique du Bardo puis mufti et professeur à la Grande mosquée Zitouna, il exerça une certaine influence sur les réformateurs de la fin du 19ème  siècle.

Il fut le premier en Tunisie à définir le réformisme comme une régénération de la société musulmane par emprunt et ouverture en dehors de toute «imitation servile».

Pour Kheïreddine comme pour Ben Dhiaf, la réforme devait limiter le pouvoir absolu du Sultan, dans une perspective de rationalisation et d’efficacité gouvernementale.

Ben Dhiaf, l’intellectuel dont l’œuvre réformatrice est aujourd’hui considérée par les historiens de la pensée comme la plus importante en Tunisie rédigea la Constitution de 1861 et devint l’un des plus fervents défenseurs des réformes administrativo-étatiques défendues par Khayr ed-Din.

Les réformateurs à la base du mouvement Jeune Tunisie exigèrent constamment des améliorations. La «tradition réformiste» commençait à naître : les demandes s’exprimèrent dès le départ en termes de réformes ; des réformes améliorant le sort de la population tunisienne[4]. 

La principale d’entre elles était l’accès à l’administration au même titre que les Français, mais elles se diversifièrent et devinrent de plus en plus nombreuses[5]; développement de l’enseignement professionnel, de la formation et de la protection de la main d’œuvre tunisienne, protection des industries nationales, conservation de la propriété indigène.

D’autres réformateurs mirent l’accent sur le besoin de réformes en matière de santé et de prévoyance sociale, d’éducation ou de participation des Tunisiens à l’administration de la vie publique[6]. 

De façon générale, les demandes de réforme entendaient faire profiter les Tunisiens de l’ensemble des droits dont bénéficiaient les Européens et supprimer les antagonismes entre communautés. Ils reprenaient ainsi les termes du Pacte fondamental, notamment l’égalité de traitement.

Cette lecture du réformisme se transmit également à ceux que les Prépondérants appelaient les «Jeunes Tunisiens», dirigés par Ali Bach Hamba.

Qu’ils soient proches de la Nahdha arabe sous l’influence d’ Afghani et d’Abdou (Senoussi, Rachid Ridha) ou de la revue El Hadira (de Béchir Sfar, Ali Bouchoucha, Salem Bouhajeb, Khairallah, Ali Bach Hamba), ces réformateurs s’associèrent autour des idéaux de la Révolution et de la modernité Pour constituer la Khaldouniya en 1896.

Constitué en 1919, le Parti tunisien fut, dès l’année suivante, transformé en Parti libéral constitutionnel tunisien. Immédiatement, sa dénomination courante devint le Destour, et le livre dirigé par Abdelaziz Thâalbi et Mohamed Sakka, La Tunisie martyre, fournit en grande partie son programme au Destour.

Par ailleurs, Une analyse des discours de Bourguiba permet de repérer la reprise de thèmes qui font la «spécificité» du réformisme tunisien, y compris lorsque les actions entreprises se voulaient révolutionnaires. La Tunisie, charnière entre l’Orient et l’Occident, se caractériserait par une « tradition d’ouverture ».

Enfin, le réformisme politique moderniste est inséparable du réformisme islamique[7].

Il s’entend principalement comme le droit de dire du nouveau au sein même du discours Islamique, comme la possibilité d’avancer de nouvelles interprétations politiques, techniques et culturelles dans le cadre de l’islam, de défendre des valeurs «modernes» dans le respect des principes immuables de la culture musulmane. Le réformisme s’oppose à la tradition régressive, pas à la religion ou à la révolution.

Ainsi, comme on le disait en préambule, le « Congrès Démocrate Social » s’inscrit dans la tradition réformiste Tunisienne, dans une continuité historique amorcée depuis bientôt deux siècles, tout en marquant une rupture avec l’hégémonie étatique ayant caractérisé l’action politique du parti unique.

Nous ambitionnons de mettre le citoyen au cœur de notre projet ; en effet dans la Tunisie post-Révolution, le réformisme ne devra plus être considéré comme une pensée élitiste ou bien comme un projet étatique, mais bel et bien un processus partagé faisant intervenir l’ensemble des citoyens, toutes couches sociales et régions confondues, sans exception aucune[8].

Enfin de ce préambule, nous les membres fondateurs du « Congrès Démocrate Social », nous affirmons que :
·          
      Nous nous considérons comme les héritiers de tous ceux qui ont œuvré pour que la Tunisie Arabo-musulmane accède au rang des nations développées.

·         Nous nous devons d’être fidèles à la mémoire de tous ceux qui ont marqué l’histoire de la Tunisie, feus, Abdelaziz Thâalbi, Farhat Hached, Tahar Haddad, mais également celle des martyrs qui ont sacrifiés leur vie pour notre «Liberté & Dignité».

·         L'œuvre de feu Habib Bourguiba comme étant une action réformatrice, notamment, le «Code du Statut Personnel», la gratuite d’accès à l’enseignement et aux soins.

·         Nous œuvrerons pour sauvegarder les acquis de la nation et à réformer la Tunisie dans le respect de la constitution et de notre identité Arabo-musulmane.

·         Nous nous engageons à participer au projet civilisationnel d’une Tunisie Afro-Maghrébine et Méditerranéenne.


[4] A. Mahjoubi, Les Origines du mouvement national en Tunisie…, op. cit., pp. 110 et suiv. 
[5] Les revendications exprimées par Béchir Sfar dans son discours d’inauguration de la Tekiya (Asile pour indigents), cité par T. Ayadi, Mouvement réformiste et mouvements populaires à Tunis (1906-1912), Tunis, Publications de l’université de Tunis, série Histoire, vol.XXX, 1986, p. 41. 
[6] Discours de Mohamed Lasram au Congrès colonial de Marseille, cité par Ibidem, pp. 45-47. 
[7] Revue d’histoire moderne et contemporaine 2009/5 (n° 56-4bis) : Le réformisme, grand récit politique de la Tunisie contemporain (auteur : Béatrice HIBOU)
[8] Profession de foi des fondateurs du Congrès Démocrate Social.


Statut organique du Congrès Démocrate Social

·         Le « Bureau National » du Congrès Démocrate Social est constitué de seize (16) membres élus par une assemblée élective qui se tient tous les 3 ans selon un scrutin proportionnel par listes bloquées.

·         La règle de parité (hommes/femmes) s’applique au niveau de toutes les structures constitutives du Congrès Démocrate Social.

·         Les seize (16) membres élus du « Bureau National » du Congrès Démocrate Social se répartissent les responsabilités comme suit :

o   Président (porte-parole)
o   Vice-président (responsable des structures)
o   Vice-président (chargé des affaires internationales)
o   Secrétaire  général
o   Trésorier

o   Membre chargé du projet politique
o   Membre chargé du projet social
o   Membre chargé du projet économique
o   Membre chargé du projet environnemental
o   Membre chargé du développement durable (solidarité)

o   Membre chargé du développement régional & local
o   Membre chargé de la femme
o   Membre chargé de la jeunesse

o   Membre chargé de l’éducation
o   Membre chargé de la culture & du tourisme
o   Membre chargé de la santé & du sport

·         Les dix (10) membres élus du « Bureau Régional » du Congrès Démocrate Social, lors du congrès régional qui se tient tous les trois (3) ans selon un scrutin proportionnel par listes bloquées, se répartissent les responsabilités comme suit :

o   Président
o   Vice-président
o   Secrétaire général
o   Trésorier

o   Membre chargé des projets sociopolitiques
o   Membre chargé du projet environnemental et développement durable
o   Membre chargé du projet économique et du développement régional & local

o   Membre chargé de la jeunesse et de la femme
o   Membre chargé de l’éducation, de la culture et du tourisme
o   Membre chargé de la santé et du sport


Les principes généraux  du Congrès Démocrate Social 

Le « Congrès Démocrate Social » tend à : 

·         Développer le sens civique[9] et la consécration d’un état social-démocrate[10] respectant les préceptes républicains et la notion de citoyenneté[11] .

·         La construction d’un modèle social équitable et moderne au sein d’un état respectant les institutions et abolissant toute forme de favoritisme garantissant la dignité aux citoyens, mais encore la liberté d’opinion,  l’égalité devant la justice et le respect des droits humains selon la charte des nations unis.

·         L’abolition de toute forme de tutelle de l’état, garantissant ainsi aux citoyens leur libre jugement, notamment en matière de décider de leurs élus au niveau local, régional et national.

·         Œuvrer de manière responsable, civique et solidaire à enraciner la pratique démocratique et préserver les acquis de la révolution en dehors de toutes formes d’extrémismes.

·         Lutter contre toutes les manifestations d’intolérance idéologique, en œuvrant à consolider les libertés individuelles, et en exigeant de l’état-nation la probité et la neutralité dans la gestion des institutions de la république.

·         Garantir la paix sociale en privilégiant le respect de la liberté de confession et d’opinion.

C’est selon ces princeps énumérés plus haut que les Congressistes Démocrates-sociaux  œuvreront pour prendre part à l’action réformiste amorcée par le peuple Tunisien depuis le 14 janvier 2011.  
 

[9] Le sens des obligations et des responsabilités du citoyen. 
[10] La social-démocratie est un courant politique, d'inspiration socialiste et non doctrinaire, apparu dans le dernier tiers du XIXe siècle. Elle cherche, dans le cadre de la démocratie libérale et dans le respect du libre jeu du marché, à obtenir par des réformes et des changements une organisation sociale plus juste.
Son fondement théorique remonte initialement aux principes formulés par Karl Marx. 
Dans un sens plus large, elle correspond à l'ensemble des mouvements politiques et syndicaux qui se sont organisés en 1882, au sein de la 2ème  Internationale socialiste et qui étaient partisans d'une société sans classe et à gestion collective des moyens de production et d'échange par les travailleurs. 
Après la révolution russe de 1917, la Première Guerre mondiale et l'écrasement de la révolution spartakiste en Allemagne (Cf. Rosa Luxemburg), les sociaux-démocrates se séparent des communistes, se distinguant essentiellement par une pratique réformiste. 
Dans un sens plus restreint, la social-démocratie correspond aux organisations socialistes des pays germaniques et scandinaves qui allient les principes socialistes à ceux de la démocratie parlementaire. 
Les partis sociaux-démocrates se caractérisent par des liens étroits avec les syndicats ouvriers dont ils sont l'émanation politique.
 [11] La citoyenneté est le fait pour une personne d'être reconnu comme membre d'un État nourrissant un projet commun auquel ils souhaitent prendre une part active. La citoyenneté comporte des droits civils et politiques et des devoirs civiques définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions.

 
Le projet républicain du Congrès Démocrate Social[12] 
·           
      Le Congrès Démocrate Social réfute les extrémismes de tous bords, et  se déclare prêt à collaborer avec tous les partis & mouvements politiques qui adhèrent aux valeurs constituantes de notre Congrès en vue d’une République Tunisienne Arabo-musulmane & Social-démocrate.

·         Le Congrès Démocrate Social en appelle à un régime parlementaire dans le cadre de la nouvelle constitution régissant la 2ème république Tunisienne.

Le Congrès Démocrate Social propose que :

·         Le président de la république soit  élu au suffrage universel, avec des élections à deux tours.

·         Le 1er ministre soit élu  par les 2 chambres (Parlementaire et Sénatoriale).

·         Le gouvernement soit désigné par le 1er ministre et avalisé par le président de la république ainsi que la majorité absolue des deux chambres.

·         Les Sénateurs (Représentants des Régions) devront être élus selon le principe du Scrutin majoritaire[13] (uninominal & à majorité absolue sur 2 tours).

·         Les Députés (Représentants du Peuple) puissent- être élus selon le principe du scrutin majoritaire (plurinominal & à majorité absolue sur 2 tours).

·         Les Conseils Régionaux puissent-êtres élus selon le principe du Scrutin proportionnel[14] par liste bloquées ; le Président de région (Gouverneur) est ensuite élu par le conseil régional.

·         Les Conseils Communaux puissent-êtres élus selon le principe du scrutin proportionnel par vote préférentiel ; le Président de Commune (Maire) est ensuite élu par le conseil communal.

Le Congrès Démocrate Social préconise :

·         Le non cumul de mandat entre les instances législatives (Parlement, Sénat) et exécutives (Conseil Régional, Conseil communal), ainsi chaque élu ne devrait assumer qu’un seul mandat législatif et ou exécutif.

·         Un maximum de 2 mandats de 5 ans pour les fonctions exécutives (Présidence de la République, Conseil régional, Conseil communal).

·         Un maximum de 3 mandats de 5 ans pour les fonctions législatives (Sénat, Parlement).

·         Que le Conseil Constitutionnel assure une mandature de 5 ans, avec 1/3 désigné par le Président de la République, 1/3 élu par le Parlement et 1/3 élu par le Sénat.
 

[12] Un projet à développer par la « commission du projet  républicain » supervisée par le vice-président chargé des structures. 
[13] Le scrutin majoritaire est le mode d'élection le plus ancien. Il peut être uninominal (choix d'un seul nom) ou plurinominal (choix d'une liste de plusieurs noms). Ce mode de scrutin permet d'accorder le siège ou les sièges au candidat ou à la liste ayant obtenu la majorité des voix. 
Le scrutin se déroule sur un seul tour ou sur deux tours. Dans ce dernier cas, si la majorité absolue (moyennant éventuellement un nombre minimal de suffrages) n'a pas été obtenue au premier tour, un second tour est organisé avec les candidats ayant rempli les conditions prévues (ex : pourcentage des inscrits). 
La majorité peut être, selon les cas, absolue (plus de la moitié des suffrages exprimés) ou relative (candidat ou liste ayant recueilli le plus de voix).
Le deuxième tour laisse la possibilité aux petits partis de conclure des alliances pour obtenir des élus là où ils sont les plus forts en échange de report  de voix ailleurs. 
Le scrutin majoritaire se pratique sur une zone géographique appelée circonscription électorale.
[14] Le scrutin proportionnel permet de faire en sorte que les élus (députés, conseillers municipaux...) reflètent le plus équitablement possible la diversité des opinions des  électeurs. Chaque parti politique présente une liste de candidats au suffrage. Les sièges sont attribués à chacune des listes en divisant le nombre de voix obtenues par le quotient électoral (nombre de voix nécessaires pour obtenir un siège). Les sièges restant à pourvoir sont déterminés selon une méthode préalablement fixée. (ex : méthode du plus fort reste, méthode de la plus forte moyenne). 
Il existe deux façons bien distinctes de choisir les candidats : le vote par listes bloquées où l'électeur ne peut faire que le choix de la liste dans sa totalité. Les candidats, en fonction du score obtenu sont choisis dans l'ordre d'inscription sur la liste. C'est donc le parti qui, par l'ordre de présentation des candidats, décide de ses élus en fonction du nombre de sièges auxquels il a droit. Ou bien le vote préférentiel où les électeurs peuvent choisir au sein d'une liste un ou plusieurs candidats (différentes variantes de vote préférentiel existent). Les élus d'une liste sont choisis en fonction du nombre de voix que chacun d'entre eux a obtenu.  Le vote préférentiel présente l'avantage de permettre une représentation plus fidèle à la réalité politique du pays.


Le projet politique du Congrès Démocrate Social[15]

S’inspire du «Manuel de Démocratie Sociale (1)» 

La liberté implique le fait de définir soi-même son mode de vie. On entend surtout par là une liberté à se défendre contre les interventions arbitraires de l’État ou de la société. Mais la véritable liberté ne se réalise vraiment que si l’on crée les conditions sociales et économiques adaptées à l’usage de cette liberté.  

La justice/équité repose sur la dignité humaine pour tous ; elle exige non seulement l’égalité de tous devant la loi, mais aussi les mêmes opportunités de participation et de sécurité sociale, indépendamment des origines familiales et sociales, des biens ou du genre.

La solidarité est la propension des êtres humains à être là pour les autre et pour s’entraider. Le social-démocrate Johannes Rau a défini la solidarité comme étant le mortier qui réunit les membres de la société.

Ces trois valeurs fondamentales ont une histoire remarquable. Elles puisent leurs racines historiques dans le siècle des Lumières et constituaient en ce temps-là un mot d’ordre révolutionnaire. Les revendications au nom de « Liberté, Égalité, Fraternité » ont marqué la Révolution française de 1789. Depuis le milieu du XVIIIème siècle, le mouvement des travailleurs s’est toujours rattaché à ces exigences. Lorsque, sous Ferdinand Lassalle en 1863, les débuts du SPD ont été fondés, les travailleurs ont collé sur leurs fanions cette revendication de « Liberté, Égalité et Fraternité ».


[15] Un projet à développer par la « commission politique » supervisée par le membre du bureau national chargé du projet politique.
   

Le projet social du Congrès Démocrate Social[16]
       
      S’inspire du «Modèle Nordique» 
             
      Égalité entre hommes et femmes 

      Un dialogue social très développé 
      
      Une politique active de l’emploi Systèmes sociaux décentralisés 
       
      Une priorité donnée à l’éducation, à la formation et à la recherche 

      Une tradition de réformes continues en négociation avec les partenaires sociaux et les collectivités locales


[16] Un projet à développer par la «commission sociale» supervisée par le membre du bureau national chargé du projet social.


Le projet économique du Congrès Démocrate Social[17]


Les valeurs fondamentales de la Démocratie sociale dans le cadre de l’élaboration de sa politique économique  sont axées sur trois principes fondamentaux :     

La croissance 

L’équilibre social

La durabilité

Du point de vue de la Démocratie sociale, ces trois principes doivent être pris-en compte sur un pied d’égalité dans le cadre de l’élaboration d’une politique économique.

C’est en effet cette particularité qui différencie la démocratie sociale des voix conservatrices, libertaires et populistes de gauche, qui se concentrent chacune respectivement sur l’un seulement de ces principes.

C’est uniquement lorsque ces trois principes sont pris en compte de manière égalitaire que l’on peut espérer une croissance qualitative et, conséquemment, un progrès durable axé sur le bien commun.


[17] Un projet à développer par la « commission  économique » supervisée par le membre du bureau national chargé de l’économie.


Le projet environnemental du Congrès Démocrate Social[18]

S’inspire de la théorie d’ «Éthique Environnementale», basée sur les principes de :             

Remédiation écologique

Compensations territoriales 
   

[18] Un projet à développer par la «commission du projet  environnemental » supervisée par le membre du bureau national chargé du projet environnemental.


Le projet de développement durable du Congrès Démocrate Social[19]

Favorable au développement humain plutôt qu’à la seule croissance, le développement durable envisage de construire un nouveau mode de production et de distribution écologique et solidaire.

Il s’agit de satisfaire les besoins de tous en permettant la régénération des écosystèmes, en privilégiant le caractère recyclable des produits mais aussi le pouvoir d’intervention des travailleurs et des citoyens sur leur mode de vie et sur leurs conditions de travail.

Ceci passe par l’abandon d’une croissance uniquement mesurée par un P.I.B. qui n’intègre aucune donnée relative à la destruction des ressources naturelles et aux menaces sur la santé.

Place doit être faite aux indicateurs de développement, de qualité de vie et de solidarité.
Le développement durable a pour ambition le progrès qui assure l’émancipation, l’épanouissement de chacun, et qui fonde un véritable humanisme écologique. C’est dans cette perspective que le développement durable devient le garant de la démocratie et de la paix sociale.


[19] Un projet à développer par la « commission du développement durable  » supervisée par le membre du bureau national chargé du développement durable.


Le projet de développement régional du Congrès Démocrate Social[20] 

Se base sur trois principes :

Décentralisation «le Modèle Brésilien» 
La décentralisation politico-économique aura pour objectifs de contribuer à transformer la société Tunisienne, avec le transfert de pouvoirs nouveaux aux régions ; ainsi la démocratie directe progressera et les attentes des citoyens s’exprimeront mieux qu’auparavant et des réponses plus concrètes seront apportées à leurs attentes.

Numérus clausus
Le numérus clausus industriel aura pour objectif de restreindre les nouveaux investissements aux régions déshéritées, tendant à instaurer une topographie économique égalitaire et équilibrée entre les régions ainsi que des pôles de compétence régionaux.

Péréquation financière «le Modèle Suisse»
La péréquation financière regroupe l'ensemble des mesures servant à équilibrer les ressources financières entre les différents niveaux institutionnels, à savoir l’État Tunisien et les régions d'une part, et les régions et les localités d'autre part. La péréquation décrit non seulement la répartition des finances, mais également la répartition des tâches et des compétences entre les différents acteurs.


[20] Un projet à développer par la « commission du développement régional » supervisée par le membre du bureau national chargé du développement régional.


Le projet « au féminin » du Congrès Démocrate Social[21]

La femme se doit d’être au « cœur » du projet des Congressistes Démocrates Sociaux.
Nous nous engageons à respecter trois (3) principes fondamentaux, à savoir :

L’Égalité sociale hommes/femmes : «abolition de toute forme de discrimination» entre  femmes et hommes se doit d’être un droit fondamental et constitutionnel au sein de la 2ème république Tunisienne.

La Parité politique hommes/femmes : «représentativité un pour une» se doit d’être un droit fondamental et constitutionnel au sein de la 2ème république Tunisienne.

L’Équité économique hommes/femmes : «pour un même travail, même salaire» entre femmes et  hommes se doit d’être un droit fondamental et constitutionnel au sein de la 2ème république Tunisienne.



[21] Un projet à développer par la « commission féminine » supervisée par le membre du bureau national chargé du projet féminin.


Le projet  jeunesse du Congrès Démocrate Social[22]

Les Congressistes Démocrates Sociaux considèrent la jeunesse Tunisienne, celle qui a amorcé la « Révolution de la Dignité » au cœur du projet sociopolitique du Congrès Démocrate Social.

Ainsi, les « Jeunes Démocrates-Sociaux » (16 – 32 ans) qui se devront d’être révolutionnaires, avant-gardistes et pragmatiques, ont pour mission de développer le projet politique « CDS 2021 » intitulé « 10 ans de Révolution ».

Le slogan des « Jeunes Démocrates-Sociaux » est : « Tunisie mes yeux »



Les « Jeunes Démocrates-Sociaux »  œuvreront en tant que syndicat estudiantin au sein des structures universitaires.
 

[22] Un projet à développer par la « commission JDS » supervisée par le membre du bureau national chargé de la jeunesse.


Le projet éducatif du Congrès Démocrate Social[23]

Il s’agit d’un projet pédagogique, social et culturel, nécessaire au  développement d'une société démocratique.

Notre projet se base sur dix (10) principes fondamentaux :
  1. Gratuité de l’enseignement maternel,  primaire, secondaire et universitaire.
  2. Créer des écoles spéciales pour les «enfants handicapés» afin de répondre aux exigences de l’ «équité sociale».
  3. Équilibrer la qualité de l’enseignement au niveau des régions en créant des mécanismes d’équité.
  4. Développement du Trilinguisme Arabo-franco-anglais  dès l’école primaire.
  5. Adapter le contenu de l’enseignement aux exigences de la mondialisation.
  6. Créer des pôles de recherche et de compétences en fonctions des ressources naturelles et humaines de chaque région.
  7. Développer le système de «parrainage» national et international afin de favoriser le système de bourses d’études.
  8. Adapter la formation professionnelle aux besoins de l’industrie Tunisienne.
  9. Intégrer l’ «accord de Bologne» afin d’harmoniser l’enseignement supérieur tunisien  avec celui européen en vue  de favoriser la mobilité durant et après les études dans la région européenne.
  10. Créer l’ «accord de Tunis» afin de développer les échanges de  l’enseignement supérieur tunisien  avec celui arabo-africain en vue  de favoriser la mobilité durant et après les études dans la zone arabe et africaine.


    [23] Un projet à développer par la « commission de l’enseignement, la formation et la recherche » supervisée par le membre du bureau national chargé du projet éducatif.


    Le projet culturel & touristique du Congrès Démocrate Social[24]

    Notre projet s'’inspire de deux concepts : 

    «La culture en mouvement» traduisant le «Modèle Toulousain», Ce projet est bâti à partir de quatre objectifs déclinés en dix grandes orientations. Chacune de ces orientations se décompose en axes de travail et se traduit par des actions concrètes décrites dans un plan d’action adapté à la culture Tuniso-méditerranéenne.

    «Le tourisme social» calqué sur le «Modèle Québécois» adapté à la société et aux infrastructures tunisiennes.
     

    [24] Un projet à développer par la « commission culturelle » supervisée par le membre du bureau national chargé de la culture.


     Le projet sportif & sanitaire du Congrès Démocrate Social[25]

    «Le sport» est devenu un fait de société. Ses dimensions n’ont cessé de s’élargir : éducative, sociale, culturelle, économique et médiatique, elles pénètrent la sphère de la santé et du bien-être. Nous proposons une gouvernance rénovée, fondée sur un dialogue civil pour un contrat du sport équitable au service de la vie sociale, avec un partage égalitaire entre sport d'élite, sport de masse et sport pour les personnes handicapées.

    «La santé» se doit d'être un service public, alliant accessibilité (sociale) et proximité (géographique).
     

    [25] Un projet à développer par la « commission du sport et de la santé » supervisée par le membre du bureau national chargé du sport et de la santé.


     Le projet diplomatique du Congrès Démocrate Social[26]

    La diplomatie Tunisienne représentative d'un état démocrate Arabo-Afro-Maghrébin se doit d'obéir à deux principes fondamentaux :


    Souveraineté : ...

    Dynamisme : ...

    [26] Un projet à développer par la « commission des affaires internationales » supervisée par le vice-président chargé des affaires internationales.


     Le projet de sécurité nationale du Congrès Démocrate Social[27]

    La sécurité nationale tunisienne se doit d'obéir à un principe fondamental :

    Flexisécurité : ...
     

    [27] Un projet à développer par la « commission de la sécurité nationale » supervisée par le secrétaire général.

    1 commentaire:

    1. projet politique prometteur et ambitieux d un parti qui se situe dans la lignée du reformise qui tire ses sources de la pensée rénovatrice sr référant au modèle actuel du développement

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